USS INDIANAPOLIS, 1/350, PART 4, le final.

Un peu d’histoire:

Mon sujet du dio : le 16 juillet 1945, à SAN FRANSISCO, l’INDIANAPOLIS charge une mystérieuse caisse pour une mission ultra secrète. Il s’agit en fait de la première bombe atomique « little boy » qui arrivera à PEARL HARBOUR le 19 juillet et qui sera larguée sur HIROSHIMA le 6 août. La mission étant top secrète, l’INDIANAPOLIS est parti seul, sans escorte. Le retour se déroulera aussi en grand secret. Dans la nuit du 29 au 30 juillet, à 0h05, un sous marin Japonais scelle son sort en le torpillant. 1197 hommes sont à bord, l’ordre est donné d’évacuer le navire. L’INDIANAPOLIS sombre rapidement emportant avec lui 300 hommes. Le reste des hommes se retrouvent tous à la mer, se raccrochant à de modestes canots. Les messages de détresse sont envoyés, la mission étant secrète, personne ne les prend au sérieux pensant à un piège tendu par les Japonais. Très rapidement les naufragés sont encerclés par des nuées de requins, qui les dévorent, les uns après les autres. Au bout de quatre jours, un PV1 VENTURA, en patrouille anti sous-marine, les repère et lance les secours. Quand les secours arrivent, il ne reste plus que 317 survivants. Le 29 novembre 1945, le Cdt de l’INDIANAPOLIS passe en cours martiale pour ce naufrage. Une chose incroyable, c’est que le Cdt du sous-marin Japonais témoignera à ce procès. Le Cdt McVay est reconnu responsable de la perte de l’ INDIANAPOLIS. Ne supportant pas cette situation, il finira pas se suicider en 1968. En Juillet 2001, les Etats-Unis réhabilite le Cdt McVay et retire la responsabilité de ce naufrage de son dossier militaire. (source Wikipédia et le film USS INDIANAPOLIS de 2017).

Mon DIO représente le chargement secret de la caisse de LITTLE BOY sur l’INDIANAPOLIS. La mission étant secrète, on ne trouve pas de photo de cet événement. La mise en scène de mon dio, est le pur fruit de mon imagination et des nombreux visionnages de la séquence du film USS INDIANAPOLIS de 2017. N’y cherchez aucune réalité historique, c’est une vision de comment cela aurait pu se dérouler.

Au boulot !

Ne voulant pas faire trop grand, j’ai fait une base de 61 x 22 cms . Comme d’habitude, souhaitant donner de l’épaisseur à mon fond de diorama, j’ai collé des plaques de polystyrène sur une planche de contreplaqué de 10 mm d’épaisseur pour avoir 55 mm d’épaisseur. Le tout recouvert de papier WC de très mauvaise qualité pour le dissoudre facilement et bien évidemment : blanc de préférence. Sur cette petite surface, je voulais mettre plusieurs bateaux, dont l’INDIANAPOLIS, le plus grand qui serait le sujet principal. J’y ai joint le FLETCHER et pour meubler une place vacante le petit patrouilleur.

J’ai taillé mon quai central dans du  polystyrène pour décor de train. Pour les collages, je n’utilise que la colle à bois, plus ou moins dilué à l’eau selon l’utilisation. J’ai taillé au cutter la souille des bateaux. J’y ai planté mon INDIANAPOLIS, lui aussi collé dans la mer de polystyrène à la colle à bois. Ce qui m’a permis de travailler facilement sur l’aménagement du quai du coup accessible.

J’ai fabriqué des bites d’amarrage en collant des morceaux de tiges plastiques sur de la bande EVERGREN, le tout peint en noir satiné. J’ai passé ma petite commande de matos chez l’ ARSENAL, des véhicules, des caisses, des fûts de 200 l, etc…..Rapidement expédié par Mélaine avec toujours un petit mot sympa. La peinture des véhicules ne pose pas de problème, apprêtés en blanc mat, posés sur un support recouvert de double face, peint ensuite en olive drab. J’ai également commandé les étoiles Américaines pour ces véhicules en décalque, toujours chez l’ARSENAL.

L’Arsenal, le spécialiste français de la maquette navale (larsenal.com)

Ces étoiles, sont posées délicatement après un vernis brillant, puis recouvert d’un vernis mat. Un jus de couleur métal, remplit les vitres. Les pneus sont peint en noir satiné. On peut même faire les feux arrière. De très beaux moulages, vivement à recommander.

Mes marins, ( éternelle boîte FUMIMI) sont peints à la chaîne et collés un par un à la cyano. La pince à épiler est obligatoire. Divers objets rejoindront le quai, une petite construction au bout du quai (trouvée dans la fameuse boîte à rabiot que tout bon maquettiste doit posséder: « on ne jette pas ! ça peut toujours servir ! »), des hélices, des fûts, des caisses.

J’ai amarré mon INDIANAPOLIS au quai avec du fil HUMBROL pour haubans, ( je l’avais  en stock, autant l’utiliser). Implantation sans difficulté du FLETCHER. Par contre, beaucoup plus difficile de l’amarrer au quai. Il faut se retrousser les manches et calculer son coup de façon à ne rien accrocher. Des détails sur lequel le public des salons ne s’arrêtera pas.

La découpe de l’empreinte des bateaux n’étant jamais parfaite, j’ai rebouché les défauts au PQ puis peint en bleu mer.

Mon petit patrouilleur sera très facile à poser. Après séchage, je lui fais un joli sillage avec une feuille de très mauvais PQ dédoublé, le tout collé à la colle à bois très très diluée. Le lendemain, une fois bien sec, une couche de vernis brillant recouvre le joli sillage.

Voilà ! Au bout d’un moment, il faut dire STOP. Il me reste la vitrine à faire, en verre 2 mm, selon la méthode CAMPI, maintes fois répétées précédemment et l’encadrement bois du socle. Si tout va bien, ce diorama et mes derniers seront présentés à l’expo de MONTBRISON, 42, les 23 et 24 Octobre 2021.

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Topo, photos et montage: Alpers

( bon ! c’est pas le tout ! je fais quoi maintenant ?)