SAUMUR 2019

SAUMUR 2019

Raconter SAUMUR 2019 pourrait se limiter à : «C’était bien, on a bien mangé, Pierrot a eu ses frites au resto Chinois» ou «On a été, on a vaincu et on est rentru !». Mais ce ne serait pas un vrai reportage CAMPI, alors, reprenons !

Tout cela a commencé, il y a plusieurs mois. J’annonçais une éventuelle possibilité de déplacement du club à SAUMUR, (vous savez que le blindé n’est pas ma tasse de thé ni celle de l’ami Pierrot). Nos deux spécialistes blindés, Jean No et Thiébaud s’écrièrent : «ouais, (bis!) ! Super ! On y va !» et réservation fut faite d’un stand de 4 m pour 2. L’échéance approchant le bon Thiébaud se fit rappeler à l’ordre par sa moitié car il avait «zappé» un événement familial programmé aux mêmes dates. Et voilà, notre Jean No seul au monde. Tu en penses quoi Pierrot ? Pas besoin d’attendre longtemps et voilà le Prez et Pierrot de s’embarquer dans l’aventure. De plus, Jean No proposait de nous véhiculer, une première pour moi, voir deux, la découverte du musée des blindés et celle du DUSTER à Jean No. L’avantage des 4 mètres de stand, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de matos à charger. Le tout soigneusement conditionné en caisse par mesure de sécurité et de confort de voyage, (enfin presque, puisque notre vilain petit canard Thiébaud persiste à nous coller ses superbes dioramas en cageot ou en boîte à chaussures). Le Prez, un peu vieux maintenant, propose d’amener son bon GPS, auquel Jean No répond : «C’est pas la peine, j’ai tout sur mon téléphone !». « Et oui, il faut que je me mette à la cool avec le progrès, comme ils disent !».

Départ : Le vendredi à 14 heures, rassemblement chez Pierrot, (ce qui nous rapproche déjà fortement de SAUMUR). Jean No, Capitaine du véhicule est maître d’œuvre pour le chargement, déjà ça râle pour le cageot. Moi je ne dis rien, mais dans ma tête, une phrase répétitive me harcèle : «je l’avais bien dit, que des caisses !». Route sans encombre en longeant la tempête Miguel. Arrivés à SAUMUR, le téléphone-GPS nous lâche, plus de batterie. Et dans ma tête encore une petite pensée pour mon bon vieux GPS. Pas de panique, puisque nous allons à l’hôtel de la gare, il suffit donc de trouver la gare. Je ne sais pas pourquoi, sûrement un petit coup de frein intempestif, propulse un V1 dans le cageot à Thiébaud. Le passager arrière, responsable du chargement, s’écrie : «ah lalalalala, c’est tout pété !». Comme avec Pierrot on se sait jamais si c’est du lard ou du cochon, et bien là, c’était sérieux. Enfin un peu de boulot pour Jean No pour occuper sa soirée sereinement. Pause bien méritée à notre hébergement qui nous conseille le resto d’à côté. Bien mal nous en a pris, nous avons eu affaire à une bande d’amateurs qui nous gâchent tout de même le repas, (demander explications à Jean No quand vous le verrez). Dodo. Petit dèj à 8 heures, brosser les dents et direction le musée. Jean No a remis en état l’explosion du cageot, on y voit que du feu.

Bizarre, le GPS nous indique un chemin détourné. Nous passons de nombreux rond-points et dans l’un d’entre eux, un petit freinage sportif du Capitaine et là, c’est carrément un V 2, (le pied d’appareil photo) qui explose le dio du cageot ! Pierrot pleure… Je calme les esprits, et en ma qualité de Prez, je déclare solennellement : «pas grave ! Vous allez réparer !». On arrive au Musée, tout de suite surpris par l’ampleur de l’établissement et de cette belle façade peinte en bleu/blanc/rouge. Accueil très sympa. Je passe par l’administration pour percevoir le package papiers et emplacement. Tout est prêt, ça va vite. On rentre dans la place, par la salle blindés allemands 39/45 et là c’est plein les yeux. Nous trouvons notre emplacement dans la salle des alliés et montant notre stand à toucher un canon PAK 40. A deux mètres de nous en face, de superbes chars Anglais. Le stand est vite monté. Je laisse la place pour les deux ingénieurs chargés des réparations du sinistre du cageot. Rapidement réparé par des mains d’experts, on inscrit le dio à Thiébaud dans la catégorie, «dio où il y a plus de colle que de plastique, maintes fois réparés!».

Et l’équipe s’étiole entre tous ces chars. On retrouve beaucoup d’amis de ce microcosme maquettiste. Beaucoup d’étrangers sont également présents. Une salle est consacrée aux commerçants. On a voulu faire croire à Jean No que l’accès à cette salle était interdit, mais notre plan n’a pas tenu bien longtemps. Midi, on récupère nos plateaux repas, commandés auprès de l’organisation, copieux et sympa. Après-midi photos et digestion ou l’inverse, je ne sais plus. Grâce au téléphone de Jean No, (autonomie 10 mn, je plaisante !) on localise un chinois pas loin de l’hôtel. On ne dit rien à Pierrot et direction le Chinois où Pierrot trouve encore des frites à volonté !

Dodo récupérateur.

Dimanche matin : tourisme, direction le château. Magnifique, superbe, on fait le tour à pied, très très sympa.

Retour à la salle. Re-visite, grandes discussions avec les amis et on arrive aux très bons plateaux repas que l’on dégustera à notre stand, puisque nous avons la chance d’être dans un endroit calme auprès de Marseillais très sympas et discrets.

Jean No se décide à se mettre à travailler sur sa figurine : enfin une pause pour sa carte bleue qui est déjà à moitié fondue. On ne sait pas qui,  mais quelqu’un lui a mis un os de dinosaure en maquette dans sa mallette d’outillage. Sûrement, une blague du perfide Pierrot !…

16 heures, la remise des prix. Il y a énormément de monde.

Je laisse la place à mes deux compagnons pour profiter d’aller re-visiter les halls qui d’un seul coup sont très très calme. Je reviens aux nouvelles, Jean No décroche une médaille d’argent. Le dio à Thiebaud, maintes fois retravaillé par des spécialistes, n’a pas été reconnu à la juste valeur de ses travaux de sauvegarde et de restauration. Remballage express, route sans incident, vu le WE prolongé ; pas de bouchon à NANTES ni à LORIENT. On se paye le luxe d’une pause à l’aire de Marsan (et oui, il faut bien que Pierrot se nicotinise les poumons) et nous serons à la maison pour 23 heures. Va savoir pourquoi, pas de nouveau scud dans le cageot.

Une très belle découverte, une expo de maquettes dans un cadre exceptionnel. J’invite tous les maquettistes qui ne connaissent pas ce musée, à s’y rendre. Une très belle expérience.

topo et photos : Alpers

Quelques photos des blindés:

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Quelques maquettes:

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la démonstration:

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