FOKKER D XXI 1/48 HOBBY BOSS

FOKKER D XXI 1/48 HOBBY BOSS

J’avais gardé de mon enfance, le souvenir du FOKKER HELLER au 1/72, un avion sympa, riche en couleurs avec un capotage bien rond. Ce souvenir est resté dans un coin de mon cerveau. 50 ans plus tard, cela a refait surface et un des rares modèles convoités était sous la marque HOBBY BOSS. La boîte fut vite acquise.

ATTENTION : maquette «very special for adult». En effet, c’est une maquette multi matériaux et s’attaquer pour la première fois à ce genre de kit, relève du véritable défi. Tiens? N’est-ce pas un véritable défi pour tous les chantiers maquettes que nous attaquons ? J’ai choisi le modèle Finlandais à cause de ses gros skis. A l’ouverture de la boîte, on découvre 4 grappes plastique, (type short run), une jolie grappe transparente pour le cockpit et le phare, une petite planche de photodec, une pochette de pièces en résine dont les cylindres du moteur en étoile et le bloc moteur. Un superbe livret couleur, papier glacé, propose 5 versions. Le livret de plan, 2 A4 pliés en deux est un peu plus « foutraque ». On reste dans l’expectative, en épluchant le plan, pour l’aménagement intérieur de la carlingue avec le montage de tout le squelette de l’avion. Et là, on découvre les pièces plastique « short run ». Les lignes de moulage à gratter, les pièces sont à retailler à la bonne longueur. Il n’y aucun plot d’assemblage….

J’ai suivi le plan, j’ai monté tout le squelette. Un assemblage à blanc du tout entre les deux demies carlingues et ça……ne ferme plus. J’ai du retailler les pièces pour le diminuer en largeur, maintenant ça rentre. Un accouchement difficile.

Le brêlage du siège est fourni en photodec à peindre, sympa. Le plastique est très tendre, gare au coup de cutter qui dérape. Le tableau de bord est fourni en photodec, dur de le coller sur le plastique. On lutte pour le caser à sa place où il ne veut pas rester quand on assemble les deux fuselages.

L’assemblage des deux demis fuselages se fera en plusieurs fois. Le résultat final est satisfaisant.

Montage des ailes, (????????) mise en croix de l’avion, pas facile. Une fois assemblés, tous les joints sont à mastiquer.

Une petite pause, pour attaquer le collage des 14 cylindres sur le bloc moteur, tout est en résine, il faut lutter : la cyano prend mal. La jambe de train et le ski sont séparés. Miracle, il y un téton d’assemblage sur le train et un trou dans le ski. On déchante très très vite car ça ne va pas en place. J’ai raboté copieusement la jambe de train, fait sauter le plot d’assemblage pour arriver à un montage relativement correct. Les mitrailleuses sont au nombre de 4, je les ai collées en les laissant sortir gaillardement de l’aile, pour me rendre compte que sur le plan, le petit détail dit que la mitrailleuse côté bout d’aile dépasse de 2 mm et l’autre de 3,5 mm ! Aïe ! Démontage, perçage de l’aile et mise en place à l’aide d’un petit réglet pour être des plus précis. Et bien d’autres détails de lutte, mais je ne vais pas vous saouler.

Apprêtage de tout l’avion en blanc mat à l’aéro. Reprise de quelques joints au mastic puis couche de blanc. J’ai choisi la version où il y a une silhouette de chasseur tout blanc qui courre. Pour me rapprocher au plus près de la planche couleur, j’ai pris un gris GUNZE  61, puis pour le dessus, un vert olive drab  80 et un vert  59. Comme l’avion était déjà blanc, j’ai forcé en épaisseur sur les parties à peindre en blanc. Sans oublier le jaune 413. La peinture, pour moi, est un réel plaisir, tout à l’aérographe. Il y aura une succession de masquage, ( c’est très long). Puis au déballage final, le résultat est là. Quelques retouches au pinceau par-ci et par-là.

La planche de décalques est superbe. Comme les cocardes ont le fond blanc, j’ai pris la précaution de faire des ronds peints en blanc avant la pose, faciles à tailler dans de l’adhésif TAMIYA. J’avais peur que par transparence, les couleurs du camouflage transparaissent des décalques, cela m’est déjà arrivé.

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Vernis intégral de l’avion en brillant. Une bonne journée de séchage. Utilisation des produits assouplissants GUNZE et pose des décalques. Ils sont extrêmement fins. Tout va bien en place. Des difficultés tout de même pour le chasseur, grande surface ultra fine. Après une lutte acharnée, j’ai sauvé le coup. Séchage une nuit, puis vernis intégral en mat.

En faisant cet avion, je me suis intéressé à son histoire et à l’histoire de ces croix gammées bleues. Et bien figurez-vous que tout cela n’a rien d’allemand. Elle a vu le jour, dans l’armée de l’air Finlandaise en 1918. C’était un symbole de chance et l’emblème personnel du comte suédois Eric Von Rosen, ( source WIKIPEDIA). C’est en 45 que pour éviter toute confusion avec la staviska nazie, que la croix bleue fut remplacée par la cocarde ronde, blanche et bleue. En même temps, jetez un coup d’œil sur l’histoire de ce pays pendant la seconde GM, en lutte principalement contre les Russes !

Montage, topo et photos: Alpers

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