CHOLET 2018

CHOLET 2018

Pour nous c’était un retour aux sources, un peu comme faire un gros gueuleton après une très grande période de jeûne. C’est 4 campistes qui se sont déplacés pour l’événement. Un stand de 12 mètres, il faut le remplir. La municipalité nous ayant encore confié le minibus, (grand merci ainsi qu’au centre de loisirs !), avec 4 passagers, la banquette arrière rabattue, le coffre est archi-plein, ras le plafond. Même plus un espace de libre pour mettre une douzaine de crêpes. Nous décidons de partir le vendredi apm pour s’installer tranquille et éviter la cohue du samedi matin : mauvais choix avec une heure de bouchon à NANTES qui nous fait arriver à 19 heures au lieu des 18 heures prévues. Direction tout de suite l’hôtel, en tant que vieux militaire, il faut d’abord assurer l’intendance, puis direction le parc de la Meilleraie. On franchit la porte, quatre dames nous accueillent, tout sourire, les bisous tombent comme les averses chez nous, un plaisir ! Puis, nous sommes pris en charge par un ancien du club qui ne semble pas très heureux de nous accueillir, mon Pierrot verse une larme en disant «ça commence bien!», je le rassure en lui répondant, «t ‘inquiètes ça va être super !».Je ne comprends plus cette attitude, je n’ai rien fait à tous ces détracteurs, je n’ai pas mis le feu dans leur maison, je n’ai pas martyrisé leur chat, écrabouillé leur voiture à coups de masse, alors ??? Et effectivement, ensuite cela c’est merveilleusement bien passé.

Déchargement du minibus, 8 bras c’est mieux que 4. Il y a encore de la casse, pas chez moi cette foi- ci. En effet une figurine en plomb à Thiebaut, s’est disputée et à «casser la gueule » à ces voisines dans leur caisse de transport». Je vois alors mon Thiebaud, d’ordinaire d’une «calmitude» exemplaire, donner une grande claque à sa caisse, (un peu à la Bruce Lee) et même proférer un cri de colère. On le rassure, on va réparer, en plus que ce sont les pièces pour le concours. Direction un WORK CHINOIS où Pierrot mange des frites, (moins bonnes qu’à Châtellerault apparemment, dixit notre grand expert en frites). Dodo réparateur, quoique l’on ne dort bien que dans son lit. Réparateurs, aussi, nos deux compères Jean No et Thiebaut qui passent la soirée à restaurer les figurines.

Samedi matin retour à la salle, ou les salles devrais-je dire ! Puisqu’il y a trois halls archi- pleins. Il y a plein de monde, c’est un plaisir de retrouver Laurent, sa famille, ses adhérents et ses bénévoles, un accueil des plus sympas. Petit dèj offert et au boulot. Et quel boulot, puisque l’on a juste qu’à faire le tour des halls, regarder les merveilles et saluer les amis. Midi, plateau repas. On retrouve à l’espace restauration, la maman à Lolo et ses consœurs, quel bonheur, un accueil du feu de dieu, des plateaux repas bien remplis, copieux à souhait, nous voilà bien calés, pour travailler, pardon ! Soyons honnête, plutôt pour faire la sieste.

L’après-midi : envie d’un café, (l’accueil était tellement sympa au bar avec les dames, Julien et les jeunes que c’était un plaisir de s’y rendre), je me dirige vers l’abreuvoir. Bien mal m’en a pris, Laurent (chef du micro) m’interpelle et me voilà à monter une mini et sympathique petite Jeep offerte par notre bonne société Heller. Je suis en bonne compagnie avec la charmante directrice du parc, le trésorier du MSM et le trésorier de l’IPMS FRANCE. Ce dernier me dit, «cela tombe bien, Mr PERSONNIC, je souhaitais vous rencontrer». Je lui réponds: «je suis le diable!». Il éclate de rire et nous échangeons sympathiquement autour du café tant convoité.

Tour et re-tour de halls, il y vraiment de quoi voir, c’est une très très belle expo. Chemin faisant, je croise souvent Martial, papa de Laurent, patrouillant dans les allées avec sa belle chasuble jaune «SECURITE», un plaisir !

Soirée calme, Pierrot prend sa dose de frites et en pyjama à 20h30, au grand dame de nos deux jeunes qui n’ont plus de figurine à recoller.

Dimanche matin, retour à la salle, pas de changement dans l’accueil, un vrai plaisir. Petit dèj offert. J’attaque mon reportage photo. Une photo égale 10 mn minimum d’échanges verbaux, ça n’avance pas bien vite mon reportage. Nos deux figurinistes font des démos de peinture au stand, qui interpellent pas mal le public qui les félicite souvent pour leur patience et leur passion.

En bout de stand, les quatre caisses de doc Finistère se sont écoulées comme des petits pains, il ne reste que trois pochettes qui disparaîtront très vite. C’est très plaisant de voir tous ces visiteurs déambuler dans le salon avec la pochette Finistère sous le bras. Mes troupes piaffent un peu pour les résultats du concours. On a vu les juges passer, on a tenté de les soudoyer à coup de billets de 1000, mais ils sont restés impartial, (je plaisante bien sûr !). Midi, super plateau repas. Notre expert culinaire Pierrot se régale, (remerciements à cette sympathique équipe féminine et au monsieur de l’accueil).

L’après-midi : en pente douce. Re-photos. Les médailles pleuvent sur le stand CAMPI. 14 en tout, tous les juniors sont récompensés et j’en remercie le MCM. Même les figurines cassées sont primées. C’est un peu grâce à nous. La stratégie est bonne, il faut les casser la veille pour mieux les refaire la nuit précédant le concours. Milieu de l’apm, Laurent m’interpelle, «Alain, il faut que l’on aille à ton stand». Et là, magnifique remise des prix juniors devant les appareils photos, très très sympa…..( grand merci au MCM et à HELLER). Cela nous permettra de faire une belle remise des prix au club et à motiver nos jeunes troupes pour l’hiver………..

Partout, il y a des démonstrations, entre les peintres en figurines et les monteurs de maquettes, des camions radio-commandés paradent bruyamment dans les allées, des sous-marins plongent dans le bassin. On ne peut se lasser de faire le tour.

On découvre, en faisant le tour des stands, des merveilles. Une m’interpelle principalement. Un stand de tracteur agricole que j’avais pris au départ pour des jouets. Après un énième passage, j’entame la discussion avec le modéliste. En fin de compte, tout est fait en carton. Il m’explique qu’il choisit un modèle, un John DEERE par exemple, il en trouve un vrai dans son environnement et il va le mesurer sur toutes les coutures pour en établir les plans à l’échelle !!! Tout est fait en carton et en papier. Cela aurait pu en rester là, c’était déjà pas mal, mais non !!! Tout est motorisé, il a même créé un réducteur de force pour imiter le vrai… Chapeau bas, Monsieur ! (je suis un rigolo avec mes bateaux en plastique).

Ce WE a été l’occasion aussi de faire de très très belles rencontres. Je ne pourrai toutes les citer, mais c’est vraiment un plaisir toutes ses retrouvailles et de constater que tout le monde va bien. J’en souhaiterai même un effacement de tous ces petits maux inter-humain et une réconciliation universelle dans ce petit monde maquettiste.

18 heures approchent. Le top départ est donné par Laurent et on remballe. Calmement et on remplit notre minibus, ras le plafond. Un «au revoir» à toute l’équipe et route plein Ouest.

Que dire ? D’un avis unanime, un excellent WE. Une équipe formidable, remerciements à tous, l’équipe du bar, de la cantine et les aficionados de la salle. Toujours le sourire aux lèvres et le cœur vaillant. Je serai tenté de dire, «vivement la prochaine», mais cela nous fera encore deux ans de plus au compteur.

Tu peux dire ce que tu veux Lolo, mais après tout ce que nous avons fait ensemble pour ce microcosme maquettiste, je te considère comme mon petit frère dans ce dur monde associatif maquettiste.

topo : Alpers,  photo s: Alpers, Jean No et Thiebaud

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